La photo du jour. 21 avril…

Merci à Gérard et Philippe qui ont été les seuls à  apporter des éléments de réponse  à  la question d’hier, assez compliquée… Le temps d’incubation des oeufs de poisson, tout comme la durée des différents stades de développement des alevins, se mesure en degrés-jours (multiplication du nombre de jours par la température moyenne de chaque jour). Donc le développement des oeufs et des jeunes poissons dépendent de la température dans la limite de tolérance des espèces…

La truite pond ses oeufs de la mi-novembre à la fin décembre. Pour l’éclosion des oeufs il faut compter dans les 400 à 420 degrés-jours. Après cela il faut encore compter de 200 à 300 degrés-jours pour que les larves résorbent leur vésicule vitelline et émergent du substrat

Les ombres pondent de la mi mars à la mi avril, mais la durée d’incubation des oeufs dure de 150 à 220 degrés-jours. Et comme tout cela se passe au printemps avec des températures plus élevées que ce que subissent les oeufs de truite pendant tout l’hiver, l’incubation dure d’autant moins longtemps… Il est habituel de voir émerger les premiers alevins d’ombres alors que les adultes les plus tardifs sont encore sur les frayères!

Tout cela est programmé pour que sur notre rivière, l’émergence des alevins se constate durant tout le mois d’avril, période de l’année où la nourriture commencera à être disponible pour les jeunes alevins. Encore une démonstration, s’il en fallait une, que la nature est merveilleusement bien faite!!!

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous lisons un peu partout que les conditions d’étiage commencent à sévir sur de nombreux cours d’eau du département. La situation devient critique sur le Dessoubre où les conditions se dégradent encore plus avec des proliférations d’algues et même un développement de saprolégniose sur les poissons…

Nous vous recommandons l’article de SOS LRC consacré au sujet  en cliquant ici

ainsi que celui du blog de France 3 consacré à la Loue et aux rivières Comtoises  en cliquant ici

Pour la photo du jour, nous restons dans la problématique de la sécheresse, avec une vue sur la zone de confluence du Bief de Vautenaivre, presque totalement à sec, dans le Doubs, lui même mesuré à 4,5 m3 sec après la baisse de débit d’hier à l’aval de la Goule… Vraiment dommage, quand on repense aux travaux qui se sont déroulés il y a quelques années pour améliorer le potentiel de cet affluent à haute valeur écologique… Mais savez vous en quoi ont consisté ces travaux et vous souvenez vous de leur année de mise en oeuvre?

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La photo du jour. 20 avril…

Bravo à Romain, et comme d’habitude à Philippe et Gérard qui ont reconnu le Belvédère des Fougères avec la vue sur le Pré Bourassin et le Moulin du Plain.

Pour aujourd’hui, vous pourrez visionner la vidéo de l’intervention sur la frayère des Seignottes  en cliquant ici  ,  vous comprendrez en images la problématique particulière de cette frayère. La photo du jour avec ces minuscules larves d’ombres en est un extrait. Pour vous amuser un peu, essayez d’estimer la durée d’incubation des oeufs d’ombres ainsi que celle des truites, ainsi vous comprendrez pourquoi ils frayent à des périodes si différentes pour éclore pratiquement en même temps….

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La photo du jour. 19 avril…

Bravo à  Gérard, thierry et Philippe qui ont trouvé la bonne réponse à la question d’hier.  C est bien le secteur des Seignottes (ou certains disent le Theusseret) et sa fameuse frayère, qui sert tout autant aux ombres qu’aux truites… Très attractive et d’une surface importante, elle a cette particularité d’être la moins profonde de notre parcours. Tellement peu profonde qu’elle commence à s’exonder en dessous de 7m3/sec.  Autant dire qu’avant le nouveau règlement d’eau, peu d’alevins en sortaient vivants. Selon la saison a laquelle elle s’asséchait pour la première fois on y découvrait chaque année  un cimetière d’oeufs ou de petites larves… Des assèchements qui nous ont servi d’arguments très puissants et qui ont largement contribué à faire valider la valeur de 7m3/sec de décembre à la mi-mai lors de l’écriture  du nouveau règlement d’eau. Cela a bien fonctionné depuis quelques années mais comme nous vous l’avons dit hier, la sécheresse de ce printemps contraint les exploitants des barrages à diminuer prématurément  les débits pour préserver ce qui reste de la ressource en eau au Chatelot. Nous vous avions promis une petite vidéo pour vous montrer les effets de la baisse de débit d’hier,  mais elle reportée à demain, ainsi elle englobera également la deuxième baisse de débit prévue demain.  Désolé pour ceux qui l’attendaient mais elle n’en sera que plus complète demain…

Pour vous faire patienter, vous pourrez essayer de deviner d’où a été prise la photo de ce matin (le nom exact) et quel secteur on voit du haut… bonne soirée !

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La photo du jour. 18 avril…

Merci à Romain, Philippe et Gérard pour leurs réponses. Vous aurez bien reconnu la plage de graviers en dessous du Moulin Jeannottat et son vieux barrage en ruines. Même si la plupart d’entre vous associent les lieux à l’ancien restaurant tenu par la Famille Dubail, la plus ancienne pierre est datée  de 1667, et à cette époque là c’est la force hydraulique qui donnait au site tout son intérêt. Elle a notamment activé  une scierie ainsi qu’à un moulin à grain jusqu’en 1880. Le site a plus tard servi à la production de charbon de bois, notamment pendant la 2ème guerre mondiale.

La sécheresse en cours commence à inquiéter,  ci joint,  un article sur les conditions actuelles sur la partie amont  de notre rivière : https://www.macommune.info/une-secheresse-precoce-en-franche-comte/

Cela se répercute malheureusement  chez nous : si les barrages ont bien tenu les débits réglementaires (voir la réponse d’hier) jusqu’à maintenant grâce au stock d’eau de la retenue du Chatelot,  ils sont depuis aujourd’hui dans l’obligation de déroger au Règlement d’Eau en procédant à une baisse progressive du débit. Cela se traduit par une diminution à 6m3/sec aujourd’hui qui sera normalement suivie lundi par une autre baisse qui nous conduira à 5m3/sec. La photo du jour est intimement liée à cette problématique. Si vous reconnaissez l’endroit où elle a été prise,  savez vous ce qui en fait un lieu hautement stratégique ? La réponse demain, grâce à un petit film actuellement en cours d’élaboration…

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La photo du jour. 17 avril…

Un beau casse tête que la question d’hier!!! Charles et Philippe ont envoyé quelques éléments de réponse, et ce sont encore Gérard et Philippe (l’autre!) qui ont apporté le plus de précisions…

Il faut dire que les intérêts d’une rivière sont bien différents, voire radicalement opposés à ceux d’exploitants hydroélectriques et la guerre pour obtenir des débits minimums suffisants ainsi qu’une certaine régularité dans les débits a duré des années avant d’obtenir un résultat satisfaisant pour les défenseurs de la rivière. Pour faire assez simple, le débit réservé est le débit permanent laissé dans les tronçons court-circuités entre les barrages et les usines hydroélectriques. En France, la loi impose le 1/10 de la moyenne interrannuelle des débits, c’est à dire de 2,66m3/sec au Refrain. Pour celui de la Goule, c’est un peu plus compliqué, on bénéficie d’un compromis moins exigeant entre la loi Suisse et la loi Française. Le débit de base (ou débit plancher), c’est le minimum qui doit rester à l’aval d’un ouvrage hydroélectrique après restitution (débit réservé+débit turbiné). Grâce au nouveau Règlement d’Eau, signé le 13 octobre 2017, pour lequel notre AAPPMA s’est beaucoup battue, il est passé de 3 à 5m3/sec et même 7 m3/sec durant la période dite sensible (qui inclut la reproduction des salmonidés jusqu’à la nage libre des alevins plus une petite marge) du 1er décembre au 15 mai. Tout cela bien entendu en conditions hydrologiques normales quand les apports naturels sont suffisants. En espérant vous en avoir appris un peu plus sur cette problématique compliquée que sont les débits nous vous remercions pour votre attention les vous laissons passer à la photo de ce jour… Pour celle ci, si les connaisseurs reconnaitront facilement les lieux, vous nous direz quelles ont été les 3 vocations industrielles de ces lieux à travers l’histoire. Bonne soirée!

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La photo du jour. 16 avril…

Question un peu plus difficile pour identifier la photo d’hier, mais Philippe, Gérard et Charles ont bien reconnu le secteur de la Goule, entre l’usine électrique et le plat des saules, côté France…

Pour aujourd’hui, même si l’angle de prise de vue ne vous est probablement pas familier, vous reconnaitrez l’extrémité aval du tronçon court-circuité du Refrain et l’usine hydroélectrique, vus du haut des grandes falaises dominant la chapelle… mais puisque nous sommes sur un des centres névralgiques de la gestion des débits  sur nos parcours, connaissez-vous les grandes lignes de la réglementation à laquelle nos ouvrages hydroélectriques sont assujettis (débits de base,  débits réservés, etc…?)

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La photo du jour. 15 avril…

Bravo à Thierry, Gérard, Romain et Charles pour avoir solutionné la question d’hier, pour laquelle la bonne réponse était le secteur des gravières  de la Sauçotte, entre la Verrerie et le Bief de Fuesse, côté  France (donc courant de droite à gauche). La question n’était pas si facile, nous avons vu de jolies petites erreurs!!!

Pour aujourd’hui, continuons avec un petit mariage de pas facile et d’esthétisme, avec un jeu d’ombres et de lumières matinales passant à travers les vieux arbres moussus du fond de la Vallée… Mais sur quel secteur sommes nous ?

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La photo du jour. 14 avril…

Vous l’aurez bien reconnu, la photo du jour d’hier représente les gorges de la Goule vues depuis le pont du même nom… Ce pittoresque chaos de gros blocs rocheux résulte de l’effondrement d’une partie de la montagne rive gauche, survenu brutalement dans la nuit du  17 au 18 octobre 1356, conséquence d’un important tremblement de terre dont l’épicentre se trouvait entre Bâle et l’Alsace… Long de 650m environ, ce parcours correspond aujourd’hui au débit réservé entre le barrage et l’usine hydroélectrique de la Goule. Bravo à Philippe et Gérard pour leurs réponses précises, ainsi qu’ à Thierry, Cédric et Charles qui ont bien reconnu le lieu de prise de vue.

Pour la photo d’aujourd’hui , la question est : Après avoir identifié le lieu de la prise de vue, nous dire si le courant va de droite à  gauche,  ou de gauche à droite… bonne soirée à tous !

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La photo du jour. 13 avril…

Tout d’abord,  nous espérons que votre visite sur le site de SOS LRC vous aura été agréable et instructive.

Pour la photo de ce jour, vous demander l’ endroit de la prise de vue étant  trop facile, vous pourrez, pour ceux qui le souhaitent, nous dire quel évènement est à l’origine de la formation de  ces gorges rocheuses, l’un des tronçons les plus pittoresques de notre parcours… Alors à vos claviers, et d’avance merci!20200413_130732

 

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La photo du jour. 12 avril…

Réponse à la question d’hier : Ce n est pas un petit caillou, avec ses 25 mètres de hauteur et pourtant il passe presque totalement inaperçu au beau milieu des falaises et des épaisses forêts des Gorges du Doubs…. bon nombre d’entre vous lui passent régulièrement à  moins de 150m en marchant sur le chemin du Refrain, mais ne le connaissent manifestement pas….
Ci dessous, un extrait du livre « le Doubs des légendes, de l’histoire, et des varappeurs », auteur inconnu, daté de 1958, pour en faire un peu plus ample connaissance :
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A part Guilhem, le seul à  connaître  notre mystérieux monolithe, vous êtes assez nombreux à vous être cassés les dents sur cette question…  Le piège dans lequel plusieurs d’entre vous sont tombés, étant bien évidemment sa  ressemblance avec l’Aiguille de la Mort, sa grande soeur, qui se dresse sur l’autre rive du Doubs, 1km plus en en amont. Cette dernière est nettement plus visible que l’Aiguille du Refrain,  on parle cette fois d’une cinquantaine de mètres de hauteur… Son élégance lui valait bien un petit diaporama spécialement dédié,  que vous pouvez visionner  en cliquant ici
Pour la photo du jour, cela va être un peu moins drôle que d’habitude et nous en sommes par avance désolés… Parce que nous ne sommes pas là pour vendre  du rêve, notre mission première est d’être au chevet de notre rivière. Or, dans ce contexte plutôt sec pour la saison, ces premiers jours de chaleur conjugués à la qualité de l’eau que l’on déplore depuis des années, déclenchent inévitablement des développements algaux… La photo du jour date en réalité d’hier, mais elle reflète malheureusement l’état du Pré Bourassin, en proie à la première prolifération d’algues de l’année… Il n’y aura pas de question pour aujourd’hui, mais nous vous proposons à la place une visite sur le site du Collectif SOS LRC, auquel notre AAPPMA est étroitement liée et partie prenante, en particulier de par l’investissement personnel de notre président : Lien vers SOS LRC
N’hésitez pas à visiter régulièrement ce site, le soutenir, le promouvoir, voir même en devenir une sentinelle de l’environnement… Le Collectif a besoin de vous!
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