La maladie est de retour à Goumois, aussi, fidèles à notre morale, nous avons donné l’alerte aux services de l’Etat et à la presse. Lire ci dessous l’article de l’Est Républicain de ce 19 avril :
Comme un malheur n’arrive jamais seul, vous avez pu constater une baisse des débits conséquente sur nos parcours. Elle est le résultat de l’arrêt de l’Usine du Refrain, pour raison de manque d’eau dans le lac du Châtelot. Celui ci ayant vidé son lac de barrage à la fin de l’hiver, comptant sur des précipitations statistiquement prévisibles qui ne sont pas tombées dans les quantités escomptées, se retrouve dans une situation délicate, proche du niveau bas. Nous accusons depuis longtemps les exploitants du Châtelot de pratiquer ce type de gestion « au petit bonheur la chance », faisant peser de lourdes menaces sur la ressource en eau de la rivière. Souvent ça passe, mais nous n’avons pas eu cette chance cette fois ci. Cela a pour double impact de priver la rivière d’un débit correct au moment où la qualité de l’eau en aurait bien besoin, mais ce n’est pas tout : Plusieurs frayères répertoriées comme vulnérables à de faibles débit viennent de se retrouver à sec. Les œufs de truites qui y incubaient depuis le début de l’hiver et qui étaient pour la plupart en train d’éclore ou sur le point de le faire viennent de se retrouver à sec. Ce sont des milliers d’œufs et de larves vésiculées de truites et d’ombres que nous retrouvons là où leurs parents les avaient enfouis. Triste spectacle que nous vous vous faisons partager à travers les photos suivantes :
grappes d’oeufs non encore éclos.
A un stade un peu plus avancé, les larves de truite écloses.
Tentative de sauvetage sans beaucoup d’espoir, puisque ces larves non nageantes n’ont pas terminé leur cycle de vie enfouies dans le gravier. Ca ou l’assèchement, laquelle chose est la pire???
oeufs oeillés et larve vésiculée.
Minuscule et terriblement difficile à voir, l’alevin d’ombre.
Frayère des Seignottes à sec, et l’équipe du jour, dépitée d’assister à un tel spectacle…
Situation inédite et, si l’on veut, « instructive » d’un certain point de vue, mais terriblement désolante et révoltante de l’autre…. Quoi qu’il en soit, nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire, puisque nous n’envisageons pas d’avoir subi un tel préjudice sans réagir.


Vous connaissez ces images : c’était sur le Pont de Goumois le 14 mai 2011 quand le Doubs était à l’agonie. Aujourd’hui c’est le Dessoubre, et demain??? 3 ans ont passé depuis la grande manif évènement de Goumois, et on ne peut pas dire que les Pouvoirs Publics aient vraiment fait ce qu’il fallait pour que la situation de nos rivières Comtoises change. L’actualité récente ne nous l’a que trop bien démontré…. Mais entre temps nous avons progressé, nous nous sommes réunis et de beaux groupes de travail ont vu le jour avec un Collectif LRC (Loue et Rivières Comtoises) au top de la connaissance. Les récents évènements sur le Dessoubre ont fait monter la pression d’un cran supplémentaire, ainsi un nouveau collectif a vu le jour sur un territoire plus restreint autour du Doubs Franco-Suisse et du Dessoubre. Communiqué de presse du 26 mars 2014 :













